La scene de premiere rencontre dans le roman

Texte A: Louis Aragon, Aurélien, Le corpus propose trois variations autour du thème littéraire de la rencontre amoureuse à travers 3 extrait de roman Réponse à la Question 1. Mais au fur et à mesure de la pièce, les scènes prennent une tournure surprenante car le personnage principal Don Juan n'apparaît pas. Un personnage bavard: Les personnages mis en scène dans ces passages sont tous différents.

Les deux auteurs de ces romans ont voulu raconter une rencontre amoureuse a travers leur texte. Ces derniers, constituent un topos littéraire car ils diffèrent des récits de rencontre amoureuse classiques qui souvent révèlent un coup de foudre immédiat entre deux personnages du récit. Chez Aragon, dans Aurélien, la On peut donc se demander en quoi cette scène fournit des indices d'un amour impossible entre la Princesse et le Duc.

Notre lecture analysera dans un premier mouvement cette scène de rencontre comme une scène romanesque qui conduit à la naissance de sentiments amoureux deux protagonistes. Dans un second mouvement nous nous attacherons à expliquer cette scène de coup de foudre et enfin, nous montrerons que cette scène de rencontre affiche déjà que la passion naissante entre la Princesse et le Duc est condamnée.

Madame de Clèves acheva de danser et, pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le Roi lui cria de prendre celui qui arrivait.


  • La rencontre amoureuse dans le roman : réponse à une question de corpus.
  • site de rencontre en ligne totalement gratuit!
  • La rencontre amoureuse ou comment la lire et comment l'écrire.
  • Formulaire de recherche.
  • julie valmont escort?

Elle se tourna et vit un homme qu'elle crut d'abord ne pouvoir être que Monsieur de Nemours, qui passait par-dessus quelques sièges pour arriver où l'on dansait. Monsieur de Nemours fut tellement surpris de sa beauté que, lorsqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges.

Lecture analytique, Prévost, Manon Lescaut, première rencontre

Le Roi et les Reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vu, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître. Ils les appelèrent quand ils eurent fini, sans leur laisser le loisir de parler à personne, et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point. Le cadre dans lequel se rencontrent la Princesse de Clèves et le Duc de Nemours est un cadre prestigieux puisque cette rencontre se fait au Louvre, à un bal, à l'occasion des fiançailles de la fille d'Henri second.

Le lieu a toute son importance d'une part parce qu'il il est un lieu idyllique, propice à la naissance d'une passion et d'autre part, parce que cette référence historique ancre la narration dans une situation réelle et renforce par là l'illusion de la véracité du récit: Nous pouvons remarquer que ce cadre magnifique est posé d'emblée, dès le début de l'extrait ce qui montre son importance pour la scène qui va être racontée. L'arrivée de Monsieur de Nemours est peu discrète puisqu'elle attire l'attention de tous les convives présents au bal: Mais ce qui surprend le plus c'est que Le Duc et la Princesse sont amenés à danser ensemble sur la demande du roi: La rencontre se fait donc par effet de surprise, sans que l'un ou l'autre n'ait entrepris quoi que ce soit.

Par ailleurs la narratrice se plaît à ne pas dévoiler leur identité pour ménager un certain suspens: Le texte, bien que les deux parties devinent qui ils sont, préfère taire leurs noms. En effet, ce n'est qu'à la fin que leur identité est dévoilée et qu'on les présente vraiment: L'environnement dans lequel les héros se voient pour la première fois est significatif tout d'abord car c'est un lieu propice à éveiller des passions et ensuite car il permet une rencontre par effet de surprise. En plus de créer un univers favorable aux sentiments, le narrateur peint des portraits de héros qui ne peuvent se laisser indifférent l'un à l'autre, et qui concourent à produire une scène purement romanesque.

commentaires

Le portrait des deux héros est somme toute assez ressemblant et assez commun. En effet, ils sont tous les deux d'une grande beauté: On a l'impression que les deux personnages sont complémentaires. Ce récit met en parallèle deux portraits qui montrent qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Leur rencontre est particulière précisément parce que leur reconnaissance se fait avant leur connaissance: Le coup de foudre naît de leur reconnaissance mutuelle alors qu'ils ne s'étaient encore jamais vus.

Les instances royales-mêmes remarquent cette union hors du commun: D'ailleurs Madame la Dauphine les convoque aussitôt la danse terminée pour leur faire dire qu'ils se sont reconnus sans s'être vus: Pour cette première rencontre, on l'aura bien compris, les deux protagonistes sont les héros de ce bal. Ils sont magnifiés et toute cette soirée tourne autour d'eux.

Les regards sont entièrement portés sur eux et ils retiennent l'attention de tous. Cette rencontre organisée comme un véritable coup de foudre n'est pourtant pas seulement due à eux mais aussi à un autre intervenant qu'est la cour. Placée sous le signe du destin, la cour favorise cette rencontre. C'est grâce ou à cause de la cour que cette rencontre est devenue inévitable. On notera que leur union se fait très rapidement: Cependant, un long châle à bandes violettes était placé derrière son dos, sur le bordage de cuivre.

Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s'en couvrir les pieds, dormir dedans!

Des scènes de première vue : la rencontre amoureuse

Mais, entraîné par les franges, il glissait peu à peu, il allait tomber dans l'eau ; Frédéric fit un bond et le rattrapa. Elle lui dit:. La haie laissait voir à l'intérieur du parc une allée bordée de jasmins, de pensées et de verveines entre lesquelles des giroflées ouvraient leur bourse fraîche, du rose odorant et passé d'un cuir ancien de Cordoue, tandis que sur le gravier un long tuyau d'arrosage peint en vert, déroulant ses circuits, dressait aux points où il était percé au-dessus des fleurs dont il imbibait les parfums l'éventail vertical et prismatique de ses gouttelettes multicolores.

Tout à coup, je m'arrêtai, je ne pus plus bouger, comme il arrive quand une vision ne s'adresse pas seulement à nos regards, mais requiert des perceptions plus profondes et dispose de notre être tout entier. Une fillette d'un blond roux, qui avait l'air de rentrer de promenade et tenait à la main une bêche de jardinage, nous regardait, levant son, visage semé de taches roses.

Ses yeux noirs brillaient et comme je ne savais pas alors, ni ne l'ai appris depuis, réduire en ses éléments objectifs une impression forte, comme je n'avais pas, ainsi qu'on dit, assez "d'esprit d'observation" pour dégager la notion de leur couleur, pendant longtemps, chaque fois que je repensai à elle, le souvenir de leur éclat se présentait aussitôt à moi comme celui d'un vif azur, puisqu'elle était blonde: Je la regardais, d'abord de ce regard qui n'est pas que le porte-parole des yeux, mais à la fenêtre duquel se penchent tous les sens, anxieux et pétrifiés, le regard qui voudrait toucher, capturer, emmener le corps qu'il regarde et l'âme avec lui; puis, tant j'avais peur que d'une seconde à l'autre mon grand-père et mon père, apercevant cette jeune fille, me fissent éloigner en me disant de courir un peu devant eux, d'un second, regard, inconsciemment supplicateur, qui tâchait de la forcer à faire attention à moi, à me connaître!

Elle jeta en avant et de côté ses pupilles pour prendre connaissance de mon grand-père et de mon père, et sans doute l'idée qu'elle en rapporta fut celle que nous étions ridicules, car elle se détourna et d'un air indifférent et dédaigneux, se plaça de côté pour épargner à son visage d'être dans leur champ visuel; et tandis que continuant à marcher et ne l'ayant pas aperçue, ils m'avaient dépassé, elle laissa ses regards filer de toute leur longueur dans ma direction, sans expression particulière, sans avoir l'air de me voir, mais avec une fixité et un sourire dissimulé que je ne pouvais interpréter d'après les notions, que l'on m'avait données sur la bonne éducation, que comme une preuve d'outrageant mépris; et sa main esquissait en même temps un geste indécent, auquel, quand il était adressé en public à une personne qu'on ne connaissait pas, le petit dictionnaire de civilité que je portais en moi ne donnait qu'un seul sens, celui d'une intention insolente.


  • femme noir rencontre.
  • La scène de première vue (lycée) | Le Lys dans la vallée.
  • rencontre gratuite victoriaville?
  • escort mk2 van.

Qui étions-nous devant la réalité, cette réalité que je sais maintenant couchée aux pieds de Nadja, comme un chien fourbe? Sous quelle latitude pouvions-nous bien être, livrés ainsi à la fureur des symboles, en proie au démon de l'analogie, objet que nous nous voyions de démarches ultimes, d'attentions singulières, spéciales? D'où vient que projetés ensemble, une fois pour toutes, si loin de la terre, dans les courts intervalles que nous laissait notre merveilleuse stupeur, nous ayons pu échanger quelques vues incroyablement concordantes par-dessus les décombres fumeux de la vieille pensée et de la sempiternelle vie?

J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher, mais qu'il ne saurait être question de se soumettre. Elle, je sais que dans toute la force du terme il lui est arrivé de me prendre pour un dieu, de croire que j'étais le soleil.

Je me souviens aussi - rien à cet instant ne pouvait être à la fois plus beau et plus tragique - je me souviens de lui être apparu noir et froid comme un homme foudroyé aux pieds du Sphinx. J'ai vu ses yeux de fougère s'ouvrir le matin sur un monde où les battements d'ailes de l'espoir immense se distinguent à peine des autres bruits qui sont ceux de la terreur et, sur ce monde, je n'avais vu encore que des yeux se fermer. La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide.

Vous êtes ici

Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d'Orient sans avoir l'air de se considérer dans l'obligation d'avoir du goût.

Ses cheveux étaient ternes ce jour-là, mal tenus. Les cheveux coupés, ça demande des soins constants. Aurélien n'aurait pas pu dire si elle était blonde ou brune. Il l'avait mal regardée.


  • La scène de première vue (lycée).
  • DISSERTITIONS POPULAIRES.
  • Catégorie :.
  • Catégories.

Il lui en demeurait une impression vague, générale, d'ennui et d'irritation. Il se demanda même pourquoi. C'était disproportionné. Plutôt petite, pâle, je crois… Qu'elle se fût appelée Jeanne ou Marie, il n'y aurait pas repensé, après coup. Mais Bérénice. Drôle de superstition.

CORPUS TOPOS UNE RENCONTRE AMOUREUSE

Voilà bien ce qui l'irritait. Il y avait un vers de Racine que ça lui remettait dans la tête, un vers qui l'avait hanté pendant la guerre, dans les tranchées, et plus tard démobilisé. Un vers qu'il ne trouvait même pas un beau vers, ou enfin dont la beauté lui semblait douteuse, inexplicable, mais qui l'avait obsédé, qui l'obsédait encore:. En général, les vers, lui… Mais celui-ci lui revenait et revenait.

Tout à fait indépendamment de l'histoire de Bérénice…l'autre, la vraie… D'ailleurs il ne se rappelait que dans ses grandes lignes cette romance, cette scie. Brune alors, la Bérénice de la tragédie. Césarée, c'est du côté d'Antioche, de Beyrouth. Territoire sous mandat. Assez moricaude, même, des bracelets en veux-tu en voilà, et des tas de chichis, de voiles.

Césarée… un beau nom pour une ville. Ou pour une femme. Un beau nom en tout cas. Césarée… Je demeurai longtemps … je deviens gâteux. Impossible de se souvenir: Sans rire. Ça devait être une ville aux voies larges, très vide et silencieuse. Une ville frappée d'un malheur. Quelque chose comme une défaite. Une ville de pierre à parcourir la nuit sans croire à l'aube. Aurélien voyait des chiens s'enfuir derrière les colonnes, surpris à dépecer une charogne.

Des épées abandonnées, des armures. Les restes d'un combat sans honneur. Assise sur le bord du lit, elle grelottait dans sa robe du soir. Un fou, avec un fou dans une chambre fermée à clé, et le fou s'était emparé de la clé. Appeler au secours? A quoi bon, personne dans la maison. Maintenant il ne parlait plus. Le dos tourné, debout devant la psyché, il s'y considérait dans son long manteau et sa toque enfoncée jusqu'aux oreilles.

Elle tressaillit, s'apercevant que dans la glace il la regardait maintenant, lui souriait tout en caressant l'horrible barbe blanche. Affreuse, cette lente caresse de méditation. Affreux, ce sourire édenté. Non, ne pas avoir peur. Il lui avait dit lui-même qu'elle n'avait rien à craindre, qu'il voulait seulement lui parler et qu'il partirait ensuite.

Mais quoi, c'était un fou, il pouvait devenir dangereux. Brusquement, il se retourna, et elle sentit qu'il allait parler. Oui, faire semblant de l'écouter avec intérêt. Moi, pauvre vieux, à cette brillante réception? Comme domestique seulement, domestique au Ritz, servant des boissons aux ministres et aux ambassadeurs, la racaille de mes pareils d'autrefois du temps où j'étais jeune et riche et puissant, le temps d'avant ma déchéance et misère.

En ce soir du Ritz, soir de destin, elle m'est apparue, noble parmi les ignobles apparue, redoutable de beauté, elle est moi et nul autre en la cohue de réussisseurs et des avides d'importances, mes pareils d'autre fois, nous deux, seuls exilés, elle seule comme moi, et comme moi triste et méprisante et ne parlant à personne, seule amie d'elle-même, et au premier battement de ses paupières je l'ai connue. C'était elle, l'inattendue et l'attendue, aussitôt élue en ce soir de destin, élue au premier battement de ses long cils recourbés. Elle, Boukhara divine, heureuse Samarcande, broderie aux dessins délicats.

Elle, c'est vous. Il s'arrêta, la regarda, et ce fut encore le sourire vide; abjection de vieillesse.